Lyon Capitale : Comment qualifiez-vous Jean-Christophe Péraud ? On le dit “atypique”. Son manager Vincent Lavenu voit en lui un “être exceptionnel”. Lui se définit comme “normal”.

Julien Jurdie : Dans le paysage du cyclisme professionnel, Jean-Christophe Péraud est quelqu’un d’atypique. C’est une certitude. Son parcours est vraiment particulier. Il vient du VTT. Et puis, au niveau du caractère, il ne s’exprime pas beaucoup. C’est une personne plutôt réservée.

On le dit très distrait. Pouvez-vous nous raconter quelques anecdotes à ce sujet ?

C’est un garçon très tête en l’air. Il est capable d’oublier ses chaussures, d’arriver en retard à l’entraînement. Un jour, il sera capable d’oublier ses propres enfants chez lui (rires). À titre d’anecdote, il devait rejoindre l’équipe AGR2R-La Mondiale à Marseille pour une compétition. Il s’est trompé de TGV pour finalement se retrouver en gare de Lyon à Paris. Il faut toujours faire attention avec lui. D’ailleurs, son partenaire de chambrée, Hubert Dupont, l’encadre pas mal au niveau des horaires d’entraînement. C’est un trait de personnalité qui le rend plus humain.

Pourquoi avez-vous enrôlé Jean-Christophe Péraud en 2011 et pas avant ?

Je le suivais déjà lorsqu’il était coureur amateur. À l’époque, il se dégageait clairement du lot. Mais Jean-Christophe avait encore des objectifs à atteindre en VTT. Lorsqu’il remporte le titre de champion de France élite du contre-la-montre le 25 juin 2009, à la pédale, en devançant Sylvain Chavanel [triple champion de la discipline], il a fait un premier pas vers nous. Pour finalement rejoindre, à la dernière minute, la formation Omega Pharma-Lotto pour les saisons 2010 et 2011. Malgré tout, nous avons continué à le suivre via son agent Michel Gros, avant de le faire signer en 2011.

Article complet sur lyoncapitale.fr